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elle y es 2 fois.http://ha rmony2011.cent erblog.net
Par harmony2011, le 26.08.2013
bonsoir mon amie lilas, on commence une nouvelle semaine et la fin du mois arrive, reprise des écoles et du bo
Par harmony2011, le 26.08.2013
je viens de relire!!!!!
t a vie at-elle changé depuis ?????
j'aurai s été heureuse de "partager mon café ave
Par latanierededilou, le 11.07.2013
je reviens le lire ce matin (puis-je le mettre sur mon blog avec ton lien??), car cela me ramène à ce petit ha
Par latanierededilou, le 11.07.2013
oh que oui ! j'ai eu tout le côté droit cassé dans un accident, je suis donc pas mal handicapée... on s'habitu
Par les-lectures-de-li, le 29.06.2013
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Date de création : 18.07.2012
Dernière mise à jour :
20.09.2013
412 articles
Chapitre six
J'AI TUE LE SHERIFF
LEE PERRY, LE PARRAIN
Pendant les huit mois qu'il va passer à Willmington, petite bourgade industrielle du nord-est des États-Unis, Marley travaille dur pour mettre de l'argent de côté dans l'espoir de pouvoir monter sa propre maison de disque une fois revenu au pays. Laborantin dans une usine chimique, ouvrier sur une chaîne de montage Chrysler, gardien de parking, plongeur dans un restaurant, il cumule les emplois. Mais, lorsqu'il apprend que son nom figure sur les listes que dresse l'oncle Sam pour ravitailler les champs de bataille du Vietnam en chair à canon, il regagne précipitamment son île.
(...)Mais d'autres facteurs semblent avoir contribué au ralentissement du rythme. La ganja est devenue aussi essentielle que l'électricité et l'eau courante dans les studios de Kingston. Et puis l'enthousiasme des premières années qui suivent l'indépendance semble s'estomper et céder devant un scepticisme généralisé. A la faveur d'une visite de l'empereur Hailé Sélassié en Jamaïque, le culte rastafarien fortifie son enracinement sur l'île. C'est le moment que choisit Marley pour sa conversion.
Ayant quitté Coxsone, il se met sous la tutelle spirituelle de Mortimer Planner, nouvelle figure paternelle. La rupture avec la culture rude boy est consommée. C'est aussi une période de grande fertilité pour le jeune couple. Rita a mis au monde une petite fille prénommée Cedella, qui, un an plus tard, se découvre un petit frère, David, surnommé « Ziggy ». « C'était notre premier fils, raconte Rita. Bob était très excité. (...) »
Sans Lee Pery, Bob Marley serait peut-être resté une flèche privée d'arc. Cet ancien joueur professionnel de dominos, pour avoir travaillé comme ingénieur du son de Coxsone, était bien décidé à détrôner le roi et à coiffer sa couronne. Il s'était lui-même donné le surnom de « the Upsetter » - « l'Emmerdeur » - et sa manière très iconoclaste de bousculer les conventions, d'injecter des idées griffées par la fantaisie et l'audace en faisait le personnage phare de cette fin de décennie ainsi que l'instrument d'un bouleversement essentiel. Certains poussent la théorie des origines jusqu'à considérer « People Funny Boy », un de ses quarante-cinq tours, comme le premier morceau de reggae à proprement parler. L'écrasante lenteur de la pulsion, l'inertie sensuelle propre à cette musique, la polyrythmie, héritage africain jusque-là refoulé, deviennent des caractéristiques du son Perry dont les Wailers vont pouvoir profiter. On dit que son extravagance lui est venue après qu'il eut assisté à une séance de « pocomania » dans une église de Trench town. Ce rite afro-jamaïcain utilise une forme de respiration bruyante, forcée, et l'hyperventilation qui en résulte conduit à la possession.
L'usage de la ganja ne fait qu'augmenter le délire permanent et qu'aiguiser la créativité de ce personnage hors normes, farfelu et visionnaire. Avec lui, le reggae fait un bond dans le temps mais aussi dans l'espace. Les Wailers deviennent le véhicule idéal pour mettre en orbite ses idées. (…) Il leur conseille notamment d'abandonner leurs harmonies vocales imitées des groupes de doo-wop américains. (…)
Lee Perry co-écrit à cette époque d'autres chansons avec Marley et Tosh : « Small Axe », « 400 Years », « Lively Up Yourself ». Toutes sont enregistrées au studio Randy's avec les meilleurs musiciens du moment, aux rangs desquels figurent les frères Carlton et Aston – dits Family Man – Barrett, respectivement batteur et bassiste, qui devraient bientôt quitter les Upsetters, le groupe de Perry, pour s'intégrer définitivement aux Wailers. (…)
Les paroles de « Small Axe » montrent combien Perry et les Wailers aiment pratiquer le double entendement :
De quoi vous vantez-vous, hommes méchants ?
Vous jouez les malins et vous vous conduisez bêtement
Vous faites le mal pour assouvir votre vanité,
Mais les bienfaits de Jah durent à jamais.
Si vous êtes le gros arbre,
Nous sommes la petite hache.
(…)
°0°0°0°0°
LE FEU AUX POUDRES : « CATCH A FIRE » ET « BURNIN' »
En dépit de leur féconde collaboration, les Wailers éprouvent de la frustration à l'égard de Lee Perry. Ils estiment ne pas recevoir ce qui leur est dû. Avec Alan Still Cole, le plus célèbre joueur de football jamaïcain dont il est l'ami, Marley crée Tuff Gong. Et, au début de l'été 1971, il sort « Trench Town Rock », premier titre à paraître sous ce nouveau label. Il va faire de Marley un héros national. La chanson évoque la dureté de la vie dans le ghetto mais sur un ton presque joyeux. L'auteur semble vouloir tenir par-dessus tout à ignorer la détresse, à vaincre par l'esprit. Le reggae s'affirme dès lors comme le meilleur messager des défavorisés. Il devient une arme, qui ne blesse ni ne tue, mais redonne sa fierté à l'homme de la rue et une légitimité à l'ensemble des cultures du tiers-monde.
(…)
A la différence des autres responsables de labels européens, Blackwell connaît très bien la musique jamaïcaine. Fils de planteur, il a grandi sur l'île (…). « Au moment où Bob est entré dans mon bureau, j'ai compris. Son charisme était saisissant. Ma collaboration avec Jimmy Cliff venait de cesser. Le personnage qu'il incarnait dans le film de Perry Henzel, « The Harder They Come », avait durablement installé dans l'imaginaire du public un héros noir rebelle et musicien ; et voilà que Bob Marley, qui incarnait cela dans la vie réelle, fait son entrée dans mon bureau. Je l'ai emmené avec moi en tournée avec Traffic. Il ne fallait plus qu'il réfléchisse en termes de singles, comme c'était toujours le cas en Jamaïque, mais qu'il projette sa création sur une autre dimension. « Hot Buttered Soul » d'Isaac Hayes, et « What's Going on » de Marvin Gaye, venaient de sortir. Ces deux albums marquaient la fin d'une époque et en ouvraient une autre : celle où la musique noire entrait dans une phase plus conceptuelle, soutenue par une vision et un message universels. C'est ainsi que fut conçu « Catch A Fire », un album, et non une collection de chansons, qui va marquer la naissance des Wailers sur la scène internationale. Pour moi, il s'agissait de les rapprocher de l'image d'un groupe rock ».
(…) Bien qu'ils s'accordent quelques instants de légèreté polissonne sur « Kinky Reggae » et « Rock It Baby », l'album est construit à la manière d'un manifeste révolutionnaire, reposant sur une dialectique imparable unissant aliénation et rébellion. (…) C'est la maturité spirituelle et artistique de cet album sombre et hanté que le reggae doit en partie son acceptation au niveau international. Car, sur la lancée de « Cath A Fire », les Wailers enregistrent « Burnin' ». si l'un est d'humeur plutôt maussade, le second montre les dents. « Get Up Stand Up », « Burnin' & lootin ' », ou cette version rénovée de « Small Axe » sont autant d'incitations à la révolte. Mais c'est « I Shot The Sheriff » qui va vraiment mettre le feu aux poudres. A propos de cette chanson, Marley dira plus tard : « « J'ai tué le sheriff » signifie « j'ai tué le méchant ». Dans mon quartier, ils me traquent pour de bon. Et pas seulement les flics, tous ceux qui ont intérêt à me faire taire ».
(…)
hellooo lilas, mon passage du soir, pour voir si tu vas bien...le froid s'installe sur la Belgique, brrr...pas la grande forme, enfin...bisous! ;-))http://quivivraverra.centerblog.net
BONSOIR LILAS,Je me pose ici pour venir te remercier d'abord de tes visites sur mes blogs (tu remarqueras que pour le moment, je n'ai pas trop le temps d'y venir régulièrement, travail oblige!!!) et puis je passe pour te faire un petit coucou et te souhaiter une bonne soirée.
J'aime bien BOB MARLEY!
bisous
Ninette
http://ninette1.centerblog.net
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